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06/04/2019

Infarctus : la roue tourne pour l’aspirine

Le débat ne date pas d’hier et fait rage depuis déjà plusieurs années. Mais cette fois, les cardiologues américains viennent juste de trancher. Non, l’aspirine à faible dose en prévention primaire, en l’absence totale de problème cardiovasculaire antérieur, n’est pas indispensable. Réunis à l’American College of cardiology (ACC) à la Nouvelle Orléans (Louisiane) les spécialistes viennent en effet de remettre leurs recommandations qui mettent désormais plus l’accent sur les modifications de style de vie que sur la prise médicamenteuse du plus célèbre des antiaggrégants plaquettaire, l’aspirine.

Machine arrière

Alors que son recours n’est pas remis en question en prévention dite secondaire, c’est-à-dire quand un incident cardiaque est déjà survenu, il était en effet d’usage depuis plusieurs années de prescrire cette molécule à faible dose (100 milligrammes par jour). Machine arrière toute donc, même si en septembre 2018, différentes études (Aspree, Arrive) avaient déjà jeté le trouble.

Un risque hémorragique non négligeable

Cette fois, le glas a sonné face à cette prescription qui n’est donc pas à la hauteur. Les raisons de cette volte-face ? Une meilleure efficacité aujourd’hui dans la prise en charge des facteurs de risque et bien sur un risque hémorragique non négligeable. Au final, la place de l’aspirine se réduit donc de plus en plus, limitée aujourd’hui pour les experts de l’ACC aux seuls patients de moins de 70 ans à haut risque ischémique et très bas risque hémorragique.

 

Source: SCIENCES ET AVENIR

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