Close

05/10/2018

Nobel 2018 : en amont de la prouesse de James Allison, une découverte Inserm

Un nouveau membre de la superfamille des immunoglobulines : CTLA-4. Signée par Pierre Golstein et son équipe du Centre d’immunologie de Marseille-Luminy*, cette publication parue le 16 juillet 1987 dans la revue Nature a été citée plusieurs centaines de fois dans la littérature scientifique. Cette publication est aussi à l’origine des travaux de James Allison récompensés cette année par l’Académie Nobel.

NIAID_LymphocyteT_IAU

Pierre Golstein et son équipe s’intéressaient aux mécanismes de mort cellulaire induits par des cellules du système immunitaire, les lymphocytes T cytotoxiques. Les chercheurs “disséquaient” ces globules blancs “tueurs”, à la recherche des “armes moléculaires” leur permettant d’éliminer les cellules potentiellement nocives pour l’organisme (cellules infectées, cancéreuses…). Si ces travaux les ont bien conduits à l’identification de l’arsenal recherché, ils leur ont également permis de découvrir d’autres molécules produites par les lymphocytes, en particulier… CTLA-4.

Il faudra attendre quelques années avant que d’autres chercheurs s’attèlent à la caractérisation fonctionnelle de cette protéine produite par les lymphocytes, et encore davantage pour que James Allison développe l’approche thérapeutique se fondant sur l’inhibition de son activité.

CTLA-4 et l’immunothérapie des cancers

Si les lymphocytes T sont capables de s’attaquer aux cellules potentiellement nocives pour l’organisme, leur activité est contrôlée par différents « régulateurs ». CTLA-4 est l’un d’eux : la protéine freine l’activité antitumorale de ces cellules immunitaires. L’idée développée, avec succès, par James Allison consiste à lever ce frein en bloquant l’activité de CTLA-4 à l’aide anticorps spécifiques.

 

Top